Vendredi soir à l’Opéra, oui Môssieur…
Par Blogoss, mercredi 30 avril 2008 à 10:17 :: Evénements locaux
En tant qu’enfant de la génération « comédie musicale éco+ », je me disais « l’Opéra, ça va, c’est pas sorcier non plus ! Il m’en faut bien plus pour une larme à l’œil. ». Et puis il paraît que ça dure 4 heures, et qu’il faut bien s’habiller ( ?), qu’il vaut mieux avoir lu pièce de l’œuvre avant, et que ça coûte 80 euros !!! Toutes les conditions de la sale soirée réunies…
Qu’est-ce qu’on est bête à être ignorant ! Non je n’enfonce pas des portes ouvertes, mais si je souhaite à tout le monde d’assister à un match de foot, j’aimerais pouvoir en espérer autant pour l’Opéra.
Malheureusement, vendredi soir je faisais partie des rares privilégiés à y être. Nous on a eu des places gratuites grâce au blog, j’ai cru reconnaître quelques autres nanterriens qui avaient dû par une connexion quelconque ou quelques économies réussir à négocier un grand soir. Mais majoritairement c’était très chic. Nous à nanterre on est choc.(ne cherchez pas à comprendre cette phrase).
Rentrons dans le vif du sujet maintenant. L’Opéra. A première vu ça a quelque chose de très kitch, dans les costumes, le jeu d’acteur/chanteur…une ambiance bien fantaisiste, vive, colorée, des décors pharaoniques qui se déplacent, des prestations tourmentées…L’histoire de Figaro a inspiré depuis les scénaristes des Feux de l’Amour…mais ça reste une histoire très naïve, profondément universelle puisqu’elle traite une fois de plus ( une fois de trop ?) des déboires amoureux de jeunes gens que le destin s’applique à titiller. Ce qui change là c’est que d’un coup, ne pas comprendre l’italien et se contrefouttre de la trame ne met pas en péril le spectateur, tant le niveau technique des prestations est au rendez-vous. Imaginez déjà une fosse en avant scène d’une cinquantaine de musiciens ( à peu près, je les ai compté), avec un son net et propre au point de remettre en doute le live ( je plaisante), qui vous jouent du Mozart ( ça aussi je le souhaite à tout le monde). C’est tellement beau que c’est comme si tous les gens de toutes les époques de l’histoire pouvaient se donner rendez-vous exactement au moment du duo de Suzanna et la mère de Figaro. Tous s’accorderaient à reconnaître l’harmonie parfaite, la générosité pure et engagée des organes prestigieux de chacune. Je n’en revenais pas, mais ces salauds étaient en train justement de m’émouvoir. A la fin « sitting ovation », des yeux qui crient « merci ». Bon je peux pas dire que j’y retourne bientôt, mes finances ne me le permettant pas, mais on perd rien à espérer.
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